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Idole des petits et des grands, Sarit Hadad n'a que 27 ans et compte déjà à son actif plus d'une dizaine d'albums qui ont tous raflé disques d'or et de platine. Chanteuse de Pop, de musique orientale et méditerranéenne, la bouffée de vent frais qu'elle apporte dans la chanson israélienne depuis maintenant 10 ans n'en finit pas d’enchanter les Israéliens. Très populaire, elle est également adorée par le public étranger en Amérique et en Europe où elle continue de faire rêver le public bien après que le rideau soit tombé. Elle sera d'ailleurs au Zénith le 10 mars prochain lors du concert organisé par l'UPJF contre la désinformation. 2004 a vu la naissance de l'album “Bar Mizva”.
Née à Hadera, en 1978 sous le nom de Houdadtov, Sarit Hadad est la benjamine d'une famille de 8 enfants qui sont tous devenus musiciens.
Très jeune, Sarit sait que son destin l'amènera sur les planches, et malgré l'interdiction de ses parents, elle n'hésite pas à sécher les cours pour participer à des concours de chants. Ainsi à 10 ans, elle s'inscrit à une soirée de jeunes talents à Hadera et les journaux locaux parleront d'une heureuse surprise; «Une pianiste chantante, une petite fille jouant merveilleusement bien de la musique classique sans savoir lire les notes et qui chante» Oui, il s'agissait bien de Sarit Hadad et lorsque ses parents découvrent son secret grâce à une voisine « bienveillante », ils lui interdisent de sortir seule de la maison. Obéissante mais ne baissant pas les bras, elle décide d'utiliser son temps pour étudier. Elle apprend toute seule à jouer de l'orgue, de la guitare, de l'accordéon, et de la darbouka.
A 15 ans elle rejoint le groupe « Les Jeunes de Hadera » et c'est là que son talent précoce est repéré par Avi Gouéta, qui deviendra son impresario. C'est lui également qui réussira à convaincre les parents de Sarit en leur affirmant qu'il est dommage d'ignorer un tel talent.
Le premier disque de Sarit Hadad verra le jour en novembre 1995 « Nitsots Hachaïm » (une étincelle de vie). Sarit Hadad n'a que 17 ans. Les chansons qui le composent (« Shalom l'ami, Viens, viens, viens ») atteindront très vite le sommet des hits parades, et les ventes, le double platine. Il est le premier d'une longue série. Suivront « Concert en direct » en 96 et « La voie que j'ai choisie » en 97, album qui, dès sa sortie, sera disque d'or.
Carrière internationale
Sa carrière, jusqu'à présent nationale, basculera de la façon dont Sarit s'y attendait le moins. Lors d'un spectacle qu'elle donne en Israël en présence d'un metteur en scène jordanien, ce dernier s'enthousiasme en l'écoutant et l'invite à venir chanter en Jordanie. Sarit accepte et c'est sous une fausse identité qu'elle se rend en Jordanie où elle chante en arabe. L'album qui naîtra à la suite de cette visite « Sarit Hadad chante en arabe » deviendra un succès en Israël et dans les pays arabophones où aujourd'hui encore il est vendu.
Chaque année verra la naissance de nouveaux albums tous couronnés de succès et glanant disques d'or et de platine. Sarit commence à fréquenter les « grands », et elle participe à l'enregistrement d'un album du célèbre groupe israélien Tippex ou encore en étant l'invitée d'honneur de Shlomo Arzi (Voir Israël Magazine N°50) lors de ses spectacles.
En 1998, elle est élue chanteuse de l'année par les lecteurs du mensuel israélien « Rosh 1 » et arrive en deuxième position à « Reshet Guimel ».
Les singles qui connaîtront un véritable succès auprès des petits comme des grands sont sans doute “Cindarella” (Cendrillon) sorti en 99. Il arrivera en première position de trois hits parades deux semaines seulement après sa sortie. Mais aussi « Rentre chez toi Moty » en 2001. Cette année là, la verra couronnée de nombreux titres puisque Sarit est élue chanteuse de l'année de « Reshet Guimel », de « Galei Tsahal », (la radio de l'Armée) de radio Haïfa et de l'hebdomadaire des jeunes « Maariv la Noar » ; Mais aussi la “Femme de l'année” en musique. La grande surprise surviendra en fin d'année lorsqu'elle est désignée pour représenter Israël au concours de l'Eurovision de la chanson en 2002.
Pourquoi Sarit ?
« Parce que c'est une chanteuse sur laquelle on peut compter et qu'elle représentera Israël de façon appropriée. » répond Itsrak Zonenstein, un des directeurs de la première chaîne israélienne et l’un des responsables de ce choix.

« Bohou vé nadlik béyahad ner » (Venez et allumons ensemble une bougie) est la chanson choisie pour représenter Israël. Ecrite par Zvika Pik et Yohav Ginay, moitié en hébreu, moitié en anglais, elle possède toutes les chances de gagner, sinon d'être bien placée.
« La décision de faire la chanson dans les deux langues vient du fait qu'Israël restait le dernier pays où les règles intérieures obligeaient encore à faire concourir une chanson en hébreu. Les règles ayant changé, la compréhension des paroles jouant un grand rôle, nous avons même pensé écrire une chanson tout en anglais. Mais le patriotisme étant aussi important, nous avons pour finir décider de faire moitié, moitié. » nous dit Itsrak.
En attendant le grand jour, Sarit part en tournée en Amérique où les billets s'arrachent. Puis c'est au tour de la France de recevoir la chanteuse qui se produira à Lyon, Marseille, et Paris.
La poupée Sarit
Les premières copies du dernier album (le 12ème) de Sarit Hadad, « Hagiga » sorti en août 2004 seront vendus avec un bon de réduction pour l'achat d'une poupée, mais pas n'importe quelle poupée. En effet, ce n'est pas la poupée Barbie mais tout simplement la poupée « Sarit Hadad ». Une reproduction de la chanteuse qui chante et danse comme Sarit !
Dans ce nouvel album, on a la sensation que Sarit et son équipe voulaient faire quelque chose de nouveau. Par exemple, de la chanson “Rak Ata”, (seulement toi) est né un clip filmé en Roumanie avec de vrais agents locaux de la sécurité. Dans ce clip, on peut y voir une Sarit Hadad différente, puisqu'elle combat des terroristes, tous armés... de vraies armes.
Le phénomène Sarit Hadad
Sarit Hadad est donc devenue en l'espace de quelques années une des plus célèbres chanteuses israéliennes. Chacun de ses titres est un succès. Comment expliquer ce phénomène ?
D'abord, évidemment par sa voix qui réchauffe et électrise les cœurs et par les textes de ses chansons auxquelles chacun peut s'identifier et qui parlent de façon simple et lumineuse de la vie, de l'amour, la paix, la séparation, la mort, la tromperie, le mensonge, de Dieu. On essuie une larme en écoutant « Shma Israël Eloyi » (Ecoute Israël mon Dieu) et on sourit en écoutant « Hamoti » (ma belle mère). Mais Sarit est également musicienne et c'est ainsi qu'on peut la retrouver sur scène jouer de la « darbouka » sous les applaudissements nourris des spectateurs qu'elle fait participer activement. Elle danse et fait danser, elle chante et fait chanter. Accommodant ses costumes à ses chansons, on pourra la voir revêtue d'un vêtement marocain, couverte d'une robe à paillettes ou tout simplement en jeans, arborant parfois un chapeau.
Sarit Hadad représente le rêve l'espoir, le symbole de la réussite pour des milliers de jeunes israéliens et malgré sa célébrité, elle est restée une fille du peuple. Modeste et simple, elle offre le peu de temps libre qu'il lui reste aux enfants pauvres ou malades, leur redonnant le sourire, leur faisant oublier leurs malheurs ou leur triste sort le temps d'un spectacle donné bénévolement.
Sarit ne fait pas attention à ce que certains pourraient raconter sur elle. Elle y a été préparée : « A l'âge de 16 ans, lorsque j'ai commencé à travailler avec Avi Gouéta, il m'a dit : « Lorsque tu seras une célèbre chanteuse, les gens parleront de toi et raconteront des choses, juste pour salir ta carrière. » Sarit a connu ces moments là. « Une personne est blessée seulement si elle décide de l'être. Si on ne tient pas compte des choses dites, cela ne nous atteint pas ! Je sais ce qui est bien pour moi, je sais qui je suis et d'où je viens. Je vais avec la vérité et avec l'amour », nous dit-elle avec assurance !
Le saviez vous ?
Sarit Hadad rêve de chanter en duo avec Michael Jackson (en prison cela doit être difficile ! NDLR) et de jouer dans un film. Son chanteur préféré est Zohar Argov et la mission qu’elle s’est assignée dans la vie est de faire du bien autour d'elle. Elle chante en français et adore Paris, la ville des lumières où elle est reçue chaque fois très chaleureusement, mais aussi en anglais, en arabe, en turc et en géorgien. Elle aime la mer et les promenades et se maintient en forme en faisant du sport et du vélo. Sa vie privée ? « Je n'ai pas encore trouvé mon prince charmant mais il viendra. L'un de mes rêves est d'avoir des enfants. Il y a en eux une pureté et une innocence que l'on ne trouve pas chez les adultes » dit-t-elle.
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