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Le rapport annuel pour l’année 2008 chargé de mesurer les relations entre Juifs et arabes révèle une radicalisation inquiétante de l’opinion arabe à l’égard de l’Etat hébreu. Selon ce rapport, réalisé par l’université de Haïfa auprès de 700 Arabes israéliens, sous la direction du professeur Samy Samoha et publié aujourd’hui par le quotidien Israël Hayom, 40% des Arabes israéliens pensent que la Shoah n’a pas existé, alors qu’ils étaient 28% à penser de la sorte en 2003. Seuls 41% reconnaissent le droit à l’existence d’Israël comme Etat juif et démocratique, alors qu’ils étaient 65,6% à penser ainsi en 2003. 53,7% des Arabes israéliens reconnaissent le droit d’existence d’Israël en tant que « pays indépendant », alors qu’ils étaient 81,1% à le penser il y a six ans. Notons par ailleurs que les Arabes israéliens prennent une part importante dans le combat pour la cause palestinienne. 41,4% ont pris part l’année dernière à des manifestations anti israéliennes, et 12,6% de ces Arabes israéliens soutiennent l’utilisation de tous les moyens (y compris les armes) dans la lutte pour l’amélioration de leur situation (5,4% en 2003). Enfin, alors que 27,2% des personnes interrogées ne voulaient pas d’un voisin juif il y a cinq ans, 47,3% sont aujourd’hui hostiles à cette cohabitation. Le professeur Samy Samoha explique que plusieurs événements sont à l’origine de cette radicalisation, parmi lesquels la Deuxième guerre du Liban, et le gel des relations avec les Palestiniens, mais que cette radicalisation n’était pas si flagrante si on considère la période de 1976 à 2008. Le directeur du Centre pour les droits des citoyens arabes en Israël affirme quant à lui que les données concernant l’opinion arabe face à la Shoah doivent alerter le système éducatif de l’Etat qui, selon lui, « n’investit presque pas dans l’enseignement de la Shoah dans le courant éducatif arabe ». (Photo AP: Contre-manifestation d'Arabes israéliens s'opposant mardi au défilé de nationalistes juifs dans leur ville d'Umm el-Fahm).
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