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Le département d'Etat a annoncé que les Etats-Unis ne participeront pas à la conférence Durban II des Nations Unies sur le racisme qui se déroulera la semaine prochaine à Genève et débutera, selon le hasard du calendrier, le jour de la célébration de Yom Hashoah (le jour de l’Holocauste). La raison : la formulation "contestable" du document final préparé pour cette réunion. L'administration Obama s'oppose en effet au langage utilisé dans le projet de déclaration finale, estimant que ses craintes de partis pris anti-Israël et anti-Occident ne sont pas prises en compte, a expliqué Robert Wood, porte-parole du département d'Etat. En 2001, un premier forum (Durban I) s’était tenu en Afrique du Sud. Israël et les Etats-Unis s'en étaient retirés parce que des pays arabes avaient tenté d'y assimiler le sionisme au racisme. Notons que le président Mahmoud Ahmadinejad est attendu aujourd’hui à Genève pour participer à la conférence. Il sera accueilli sur le tarmac de l'aéroport par le conseiller d'Etat suisse Laurent Moutinot et aura droit à l'accueil protocolaire réservé aux chefs d'Etat. L’annonce de la venue d’Ahmadinejad vient relancer la controverse. Les organisations pro-israéliennes s’estiment plus légitimées que jamais à réitérer leurs mises en garde. Hier, l’ONG Eye on the UN a rappelé que Mahmoud Ahmadinejad avait offert une tribune aux négationnistes en 2007, et qu’il niait lui-même l’Holocauste. Jérusalem a appelé le président suisse, ainsi que tous les dirigeants qui participeront à la conférence, à ne pas rencontrer Ahmadinejad et de plus, à ne pas lui serrer la main. Bernard-Henri Lévy, qui s'exprimera publiquement le même jour sur la place des Nations lors de la commémoration du souvenir de la Shoah, aux côtés de Simone Veil et d'Elie Wiesel, affirme : «La présence d'Ahmadinejad est une provocation insensée !». Plusieurs manifestations se dérouleront par ailleurs à Genève, en marge de Durban II.
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