Publié le: jeu, août 16th, 2012

Le Guide suprême iranien sera-t-il de nouveau forcé de « boire du calice empoisonné » ?

Les médias iraniens ont récemment 

fait référence à l’accord de l’Ayatollah Khomeiny au cessez-lefeu avec l’Irak en 1988. Le débat médiatique, qui témoigne d’un 

soutien clair à la décision de Khomeiny, pourrait indiquer que 

la direction iranienne pourrait être appelée à adopter une autre 

position stratégique sur la question nucléaire

 

Le Guide suprême Khomeiny pendant son terme présidentiel, au moment de la Guerre Iran-Irak 

 Le 17 juillet 2012, l’Iran a commémoré l’anniversaire de la décision de l’ayatollah et 

Guide suprême Ruhollah Khomeiny d’accepter un cessez-le-feu avec l’Irak. La 

décision stratégique de Khomeiny, qui a mis fin à une guerre de huit ans entre les 

deux pays, a été prise sur la base de la Résolution 598 du Conseil de sécurité de 

l’ONU en 1988. L’anniversaire de la décision de Khomeiny a été marqué de manière 

peu habituelle par les dirigeants du régime et par les médias iraniens. 

                                                

1

 Ce bulletin d’information est basé sur le bulletin hebdomadaire « Pleins feux sur l’Iran », rédigé par le Dr. 

Raz Zimmt et publié en hébreu et en anglais sur le site Internet du Centre d’Information sur les 

Renseignements et le Terrorisme.   2

157-12

  Le site Internet officiel de Khamenei, le Guide suprême actuel, a exprimé son 

soutien à l’adoption de la Résolution 598 du Conseil de sécurité, qui a mis fin à la 

guerre, l’a justifiée et a fait référence aux accomplissements permis par son 

adoption. Khamenei a souligné que la décision d’accepter le cessez-le-feu n’avait eu 

aucun rapport avec la crainte de l’Irak ou des menaces américaines mais la décision 

avait été prise pour des raisons internes, principalement dans l’idée qu’elle était 

avantageuse pour les intérêts de l’Iran et face à la connaissance par Khomeiny 

des difficultés économiques iraniennes. 

3.  Le soutien à la décision de Khomeiny et les remarques de Khamenei sur la 

nécessité de l’Iran d’intégrer à sa politique face à l’Occident un idéalisme 

révolutionnaire et du réalisme ne témoignent pas nécessairement de l’intention 

du régime iranien de préparer le terrain à un compromis avec l’Occident sur la 

question nucléaire. Cependant, le vaste débat médiatique autour de la question 

pourrait indiquer l’apparition de l’idée que  la direction iranienne fait face à un 

momentum stratégique semblable à celui auquel a été confronté Khomeiny en 

1988. À un tel moment décisif, comme son prédécesseur, Khamenei pourrait 

être appelé à « boire du calice empoisonné ».

Voir l’annexe pour des détails sur le débat médiatique autour de l’accord de 

l’Ayatollah Khomeiny au cessez-le-feu avec l’Irak. S’exprimant à l’occasion d’une convention des dirigeants du régime le 24 juillet 2012, le Guide suprême 

Khamenei a annoncé que la combinaison d’idéalisme [de la révolution islamique] et de réalisme [cf., 

pragmatisme] était le « secret » des progrès réalisés par l’Iran et les nations islamique depuis 32 ans. Il a 

aussi noté que la pression exercée sur l’Iran fait partie d’une réalité qui perdure, avec laquelle l’Iran doit 

faire face, ajoutant que la pression de l’ennemi ne fera pas dévier l’Iran de son cours (IRNA, Téhéran, 24 

juillet 2012).   

 

Remarques d’Ali Khamenei sur le cessez-le-feu 

(www.khamenei.ir, site Internet du Guide suprême, 13 juillet 

2012) 

1. Une sélection des remarques sur la décision de Khomeiny faites par Ali Khamenei 

en 1989 après sa nomination au poste de Guide suprême a été publiée sur la 

première page de son site Internet. Dans les remarques citées sur le site Internet, 

Khamenei a exprimé son soutien à l’adoption de la Résolution 598 du Conseil 

de sécurité, l’a justifiée et a fait référence aux accomplissements réalisés grâce 

à son adoption. Khamenei a souligné que la décision d’accepter le cessez-le-feu 

n’avait aucun rapport avec la crainte de l’ennemi ou la pression exercée sur l’Iran 

mais a été prise face à la  connaissance par Khomeiny des problèmes 

économiques,  dont il avait été informé par des fonctionnaires du régime, qui ont 

affirmé que la guerre imposait à l’Iran un prix trop lourd.  Il n’a pas accepté par 

crainte, ni suite à un assaut de l’ennemi, ni des menaces des États-Unis 

d’intervenir dans le combat, mais sa décision était justifiée par des raisons 

domestiques. 

2. Khamenei a noté que, pendant les dix ans où Khomeiny a servi de Guide suprême 

iranien, il n’a pas accepté une seule fois de céder aux menaces des ennemis de 

l’Iran. Bien qu’il soit un « homme gentil et compatissant qui pleurait parfois face à la 

souffrance des hommes, il n’était pas prêt à se laisser effrayer par les menaces 

d’attaques aériennes » sur les villes d’Iran. Tous les ennemis de la révolution ont 

clairement compris qu’il ne pouvait pas être intimidé ou bafoué. Une fois que 

Khomeiny s’est rendu compte qu’accepter la résolution contribuerait aux intérêts de 

l’Iran, il a consenti à reconsidérer sa position précédente envers la question. Il a 

vu l’intérêt de l’Islam et a pu rassembler toute la nation derrière le cessez-le-feu. Le 

peuple iranien, qui pendant toutes les années de la guerre avaient appelé à sa 

poursuite, a accepté le cessez-le-feu immédiatement en raison de sa foi et de sa 

confiance dans le Guide de la révolution.   4

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3. Khamenei a fait référence aux accomplissements iraniens rendus possibles par 

l’acceptation de la résolution du Conseil de sécurité. Selon lui, l’empressement à 

accepter le cessez-le-feu a  accru l’esprit de combat du peuple iranien, sa 

détermination et son sens des responsabilités. Ceci était particulièrement évident à 

un stade ultérieur de la Guerre Iran-Irak, quand les Irakiens ont profité de 

l’acceptation du cessez-le-feu par l’Iran pour lancer une nouvelle attaque.  Selon 

Khamenei, le fait d’accepter la décision a déjoué les conspirations des ennemis 

de l’Iran, qui ont exercé une pression considérable sur le pays par des moyens 

tels que des menaces, des bombardements à grande échelle, l’utilisation d’armes 

chimiques contre des civils, des frappes  contre des avions de ligne et des bateaux 

civils dans le Golfe Persique et l’imposition d’un blocus économique.

4. Selon Khamenei, l’Iran savait qu’en acceptant la résolution, il pourrait battre ses 

ennemis. En cas d’application du cessez-le-feu, l’Iran pourrait réaliser ses buts – dans 

le cas contraire, l’Iran prouverait que le régime irakien n’est pas vraiment intéressé 

par un cessez-le-feu, justifiant sa demande d’éliminer les causes premières de 

l’agression irakienne et de montrer qu’il y avait un lien proche entre l’agression 

irakienne et les grandes puissances. Le fait d’accepter la résolution a stimulé la 

légitimité de l’Iran dans le monde et a rapproché la nation iranienne de 

l’accomplissement de ses objectifs fondamentaux sur la scène internationale. 

Focus des médias iraniens sur la décision de Khomeiny 

5. Plusieurs sites Internet d’information ont traité de l’acceptation du cessez-le-feu 

par Khomeiny, la peignant dans une lumière positive. Dans des entretiens accordés 

aux médias, plusieurs responsables iraniens qui avaient occupé des postes divers 

pendant la Guerre Iran-Irak ont parlé des divergences d’opinion qui ont surgi entre les 

membres de la direction iranienne sur le fait d’accepter ou non l’accord de cessez-lefeu et la  justesse de la décision de Khomeiny, basée, selon eux, sur l’intérêt 

national de l’Iran. 

6.  Mohsen Reza’i, secrétaire du Centre de discernement des intérêts du régime 

islamique et ancien commandant des Gardiens de la révolution pendant la guerre, a 

salué la décision de Khomeiny d’accepter la Résolution 598 du Conseil de sécurité et 

l’a qualifiée de « chef-d’œuvre de pensée politique » qui a permis de mettre fin aux 

conspirations de l’ennemi. Dans un entretien accordé au programme de la chaîne 

iranienne nationale, Reza’i a déclaré que si Khomeiny n’avait pas accepté le cessezle-feu, l’issue de la guerre serait inconnue. 

7. Reza’i a affirmé que l’Iran avait refusé d’accepter les propositions de cessez-le-feu 

précédentes parce qu’il était intéressé à obtenir des concessions supplémentaires, 

mais une fois les conditions de la guerre changées, il a considéré la Résolution 598 

du Conseil de sécurité comme un plan raisonnable. La raison principale qui a mené 

à l’acceptation du cessez-le-feu, selon Reza’i, est liée aux problèmes 

économiques auxquels était confronté l’Iran à l’époque et à la souffrance du 

peuple. Les rapports du front et l’utilisation par l’Irak d’armes chimiques contre des 

civils iraniens ont aussi précipité la décision de Khomeiny d’accepter le cessez-le-feu. 

Reza’i a ajouté qu’avant que Khomeiny accepte le cessez-le-feu, il avait lui-même 

émis des réserves et était inquiet après avoir pris sa décision. Cependant, quand il a 

rencontré Khomeiny plusieurs jours plus tard, il a écouté ses explications, a vu qu’il 

était calme et s’est apaisé aussi (Tabnak, 20 juillet 2012). 

8.  Gholam-Reza Falahati, commandant des Gardiens de la révolution pendant la 

guerre, a déclaré dans un entretien à l’agence de presse Fars que le fait d’accepter la 

Résolution 598 du Conseil de sécurité a mis fin à la conspiration des ennemis de 

l’Iran de le dépeindre comme un pays belliciste. Selon Falahati, les ennemis de l’Iran 

ont essayé d’éliminer la révolution en peignant la République islamique comme étant 

un pays belliciste menaçant la stabilité régionale. Les pays occidentaux, 

particulièrement les États-Unis, sont intervenus dans les opérations militaires et ont 

essayé de manipuler l’opinion publique en diffusant des mensonges divers pour 

détruire l’Iran. Il a noté que, tandis que certains en Iran ont considéré le cessezle-feu comme une victoire assurant la sécurité du régime et de la révolution et 

contrecarrant les conspirations des ennemis, d’autres ont soutenu que la 

guerre devait continuer jusqu’à ce que l’ennemi soit complètement annihilé. 

Ces derniers se sont eux aussi pliés à la décision de Khomeiny (Fars, 17 juillet 

2012). 

9. L’Ayatollah Hassan Mamdouhi, membre du Conseil des experts et de l’Union 

des conférenciers du séminaire religieux de la ville de Qom, a aussi justifié 

l’acceptation de la Résolution 598 du Conseil de sécurité et a affirmé qu’elle avait 

sauvé l’Iran. Dans un entretien à l’agence de presse Mehr, le dignitaire religieux a 

déclaré que certains avaient cru par erreur que le rejet de la résolution contribuerait à 

l’intérêt de l’Iran et n’ont pas compris que le régime et son leader devaient prendre 

des décisions conformément aux circonstances. Un homme dont les décisions 

influencent le destin de l’Islam doit prendre des décisions basées sur des intérêts à 

tout moment.  Il a comparé la décision de Khomeiny de « boire du calice  

empoisonné » à un homme faisant don de son sang pour sauver la vie de son 

fils (Mehr, 17 juillet 2012). 

10.  Mohsen Rafighdoost, un des fondateurs des Gardiens de la révolution et 

ministre chargé des Gardiens de la révolution pendant la guerre, a déclaré dans un 

entretien accordé à l’occasion de l’anniversaire de la décision d’accepter la 

Résolution 598 du Conseil de sécurité qu’après que l’Iran a réalisé une victoire sur 

l’Irak dans la bataille pour la libération de Khorramchahr en Mai 1982, deux 

conceptions ont dominé en Iran sur le besoin de poursuivre la guerre. Les partisans 

de la première conception étaient d’avis que l’accord de cessez-le-feu devait être 

accepté, tandis que ceux qui ont souscrit à la deuxième conception affirmaient que la 

guerre devait continuer jusqu’à l’occupation de Bagdad. Selon Rafighdoost, à cette 

époque, le Premier ministre Mir-Hossein Mousavi était en contact avec les Gardiens 

de la révolution sur les conditions à respecter pour atteindre l’objectif de conquérir 

Bagdad.  Il a par la suite présenté à Khomeiny la conclusion que la liste des 

demande des Gardiens de la révolution ne pouvait pas être mise en œuvre, et 

qu’il fallait donc accepter le cessez-le-feu (Fararu, 17 juillet 2012).

11.  Mohammad Kowsari, un des commandants des Gardiens de la révolution 

pendant la guerre, a fait référence dans une interview au site Internet conservateur 

www.598.ir aux divergences d’opinion entre les membres de la direction au sujet de 

la nécessité d’accepter ou non l’accord de cessez-le-feu avec l’Irak. Il a noté que 

l’empressement de Khomeiny à accepter le cessez-le-feu était basé sur une 

combinaison de considérations politiques, militaires et économiques et son idée qu’un 

cessez-le-feu était dans l’intérêt de l’Iran. Il a noté qu’Ali-Akbar Hashemi 

Rafsandjani, qui était responsable des combats, ainsi que d’autres dirigeants 

iraniens, étaient arrivés à la conclusion que la guerre ne pouvait pas continuer 

en raison de considérations économiques et autres. Mohammad Khatami, qui 

était responsable de l’information pendant la guerre, a déclaré que le peuple était 

fatigué des combats. Les responsables politiques, militaires et économiques ont 

conseillé à Khomeiny d’accepter le cessez-le-feu et il a accepté leur avis même si sa 

décision n’a pas été valorisée par l’ennemi. 

12. Kowsari a noté que le sentiment des commandants sur le terrain était différent 

de celui des hauts fonctionnaires, qui avaient conseillé au Guide suprême d’accepter 

l’accord de cessez-le-feu. Il a souligné, cependant, que le résultat de cette décision 

était positif et qu’il avait permis à l’Iran de récupérer tout le territoire conquis par 

l’ennemi. Il a ajouté que, contrairement à tous les autres représentants du   7

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gouvernement, Khomeiny était bien conscient de la capacité de ses compatriotes à  

supporter la guerre si elle devait continuer. Il avait la foi et avait confiance en la 

capacité du peuple, mais ne voulait pas prendre de décision coupée de la réalité,  

c’est pourquoi il a accepté le cessez-le-feu (www.598.ir, 17 juillet 2012) 

Analogie entre la décision de Khomeiny et le débat actuel au 

sein de la direction iranienne sur la question nucléaire 

13. Le débat médiatique autour de la décision du Guide suprême de revenir sur sa 

position, après avoir, pendant les années de la guerre, rejeté toute solution 

n’impliquant pas le renversement du régime Ba’ath, peut être indicatif du discours 

qui est actuellement tenu par la direction iranienne sur le besoin de réévaluer la 

politique nucléaire du pays en vue de la pression croissante exercée par 

l’Occident. Dans les deux cas, c’est une question de décision stratégique avec des 

conséquences d’une grande portée, au sujet de laquelle il y a des approches 

différentes parmi la direction iranienne, et dont  la décision revient au Guide 

suprême Khamenei. 

14. Ainsi, Yadollah Javani, le conseiller du représentant du Guide suprême auprès 

des Gardiens de la révolution et ancien chef du département politique des Gardiens 

de la révolution, a admis la semaine dernière qu’il y a deux approches 

contradictoires au sein de la direction iranienne sur la manière dont l’Iran doit 

faire face à la pression de l’Occident, et a ajouté que le Guide suprême favorise 

l’approche belliciste. Dans un discours prononcé à l’occasion d’une convention des 

Gardiens de la révolution et des membres du Basij dans la Province de Yazd 

organisée le 17 juillet, Javani a déclaré : 

a.  Une approche qui soutient une lutte décisive  contre les ennemis de 

l’Islam et de la révolution, principalement les États-Unis. Les partisans de cette 

approche s’opposent à toute concession aux ennemis de l’Iran et sont en 

faveur du renforcement des valeurs de la révolution et de l’union autour de 

la direction iranienne. Javani a noté que, si les décideurs et le peuple iranien 

adoptent cette approche, il ne fait aucun doute que l’Iran pourra gagner contre 

ses ennemis et leurs attaques. 

b.  Une autre approche favorise des concessions et l’établissement de 

relations avec les États-Unis, face à la pression exercée par les grandes 

puissances. Selon Javani, cette approche est soutenue par certains des hauts 

fonctionnaires et des personnalités clés du pays et est critiquée par le Guide   8

157-12

suprême. C’est une approche basée sur des changements de valeurs 

conformément aux intérêts de l’Etat et elle mènera seulement à la pression 

croissante sur l’Iran de la part de ses ennemis (Site Internet du Basij Yazd, 

http://yazd.basij.ir, 17 juillet 2012). 

15. Dans un entretien à l’agence de presse Fars, Javani a souligné qu’il n’y avait 

pas à comparer la situation actuelle de l’Iran à sa situation pendant la Guerre 

Iran-Irak. Il a dit que ceux qui soutiennent que les conditions sont de nos jours plus 

difficiles que celles ayant prévalu en Iran au moment de la guerre expriment une vue 

non-professionnelle et peu réaliste. N’importe quelle comparaison entre la situation 

actuelle de l’Iran à sa situation pendant la guerre aux niveaux intérieurs, régionaux et 

internationaux montre que la situation de l’Iran est meilleure que dans le passé. 

Pendant la guerre, l’Iran avait une infrastructure défectueuse, tandis que maintenant il 

a énormément amélioré son infrastructure et ses capacités. Pendant la guerre, le 

pays était dépendant de pays étrangers dans plusieurs domaines et cette 

dépendance n’a plus lieu d’être. Qui plus est, il se classe parmi les 8 à 10 premiers 

pays du monde dans la science et la technologie. Au sujet des réserves de devise 

étrangère, l’état des raffineries, les industries et les capacités militaires et défensives, 

il y a rien de comparable avec la situation prévalant pendant la guerre. 

16.  Javani a ajouté que l’Iran est maintenant un pays développé qui peut se 

défendre contre la pression. Les conditions régionales et internationales, aussi, 

ont changé en sa faveur. Pendant la guerre, l’Iran a été entouré par des ennemis, 

tandis que la situation actuelle a changé suite « au réveil islamique » et le pays à des 

relations amicales avec l’Irak. Sur la scène internationale, l’Iran fait face à des 

ennemis faibles, les pays occidentaux et les États-Unis font face à une crise 

économique et les Américains ont été battus en Irak et en Afghanistan. Tandis que 

les sanctions imposées par l’Occident sont sérieuses, selon Javani, l’Iran peut 

négocier la phase actuelle grâce aux circonstances et aux capacités du peuple 

iranien (Fars, 18 juillet 2012). 

Conclusion 

17. Selon nous, la position exprimée ces derniers jours dans le débat médiatique 

sur l’acceptation par Khomeiny de l’accord de cessez-le-feu avec l’Irak n’indique pas 

nécessairement que le régime iranien a l’intention de préparer le terrain à un 

compromis avec l’Occident sur la question nucléaire. Cependant, le débat 

médiatique sur cette question peut indiquer l’apparition de l’idée que la direction   9

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iranienne fait face à un momentum décisif semblable à celui auquel à été confronté le 

Guide de la révolution en 1988 et que, comme son prédécesseur, Khamenei 

pourrait être appelé à « boire du calice empoisonné »

 

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