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par André Darmon (Article paru dans le dernier magazine Ashdod Aujourd'hui) (Photo: Avidgor Liebermann en visite à Ashdod le jour des élections).
Bibi-Tsipi, cela sonne comme le générique d'un dessin animé, mais cela reste cependant l'opposition sérieuse dont sortira le prochain Premier ministre d'Israël. La longue remontée vers le pouvoir de Bibi Netanyahou parait pour quelques jours ralentie par des estimations qui ont donné un avantage numérique faible à Tsipi Livni. Mais cela ne devrait pas empêcher Benjamin Netanyahou de prendre possession du siège, quelque peu mité par la corruption, d'Ehoud Olmert, car l'avantage reste indéniablement cantonné au bloc de droite, majoritaire dans le pays.
Les résultats de ces législatives, qui paraissent plutôt avoir été des élections au Poste de Premier ministre tant on a personnalisé et parlé plus des chefs de parti que du parti lui-même, pourraient donner à penser que les jeux sont faits. Or il n'en est rien. Chimon Peres devra, au moment où paraitront ces lignes, commencer à réfléchir afin de déterminer quel chef de parti, de Tsipi Livni ou de Benjamin Netanyahou, il appellera pour constituer le prochain gouvernement. Pour cela, il s'entretiendra avec Barak, Libermann, Eli Ichaï, Bibi, Livni, et tous les patrons de parti ayant recueilli des sièges.
A la lueur du camembert ci-contre, on peut découvrir que virtuellement le bloc de droite s'avère majoritaire - 64-65 sièges-, par rapport au bloc de gauche qui ne recueillerait que 55-56 sièges. La soi-disant grande interrogation de ce scrutin Avigdor Libermann, venu d'ailleurs rendre visite aux Ashdodiens le jour des élections sous les fenêtres de nos bureaux, ne devrait pas subsister longtemps car il faut se rappeler que Libermann avait signé avec Netanyahou avant ces élections un accord de report de voix appelé en Israël 'Hescémé odafim qui concernent toutes les voix que Libermann ou Netanyahou ont recueillies au-delà des sièges acquis. En termes plus clairs, existait déjà une alliance de travail entre Bibi et Avigdor Libermann qui fut en son temps, ne l'oublions pas non plus, chef de cabinet du Premier ministre, un certain Benyamin Netanyahou, ce qui crée forcément des liens. Il me parait évident mais en Israël il faut toujours se méfier de ce qui est évident, que Israël Beitenou rejoindra son giron naturel et parallèlement il parait surnaturel qu'Elie Ichaï puisse obtenir de Tsipi Livni ce qu'il n'a pas obtenu il y a 4 mois quand cette dernière fut désignée pour constituer un gouvernement.
Il est à noter que tous les analystes présentent Israël Beitenou comme un parti d'extrême droite, l'assimilant soit à Le Pen, soit Jorg Haider, l'ancien leader nazi autrichien, disparu récemment :
1 Par ce qu'il habite en Judée Samarie
2 Parce qu'il réclame à juste titre une fidélité sans faille de tous les citoyens israéliens et en particulier des Arabes israéliens et de leurs députés qui ont failli plus d'une fois ces dernières années (quand on observe leur curieuse allégeance à la cause palestinien-ne). Le plus remarquable c'est qu'Israël Beitenou présente paradoxalement les vues les plus à gauche possibles quand il parle de l'introduction du porc en Israël ou des mariages civils, autrement dit la possibilité pour des non juifs de se marier en Terre promise.
Même si les prédispositions affectives de Chimon Peres lui enjoindraient de confier le mandat à Tsipi Livni - Chimon Peres ne fut-il pas le vice-président de Kadima et d'Ariel Sharon avant d'être nommé à la présidence de l'Etat-, il serait miraculeux que la présidente de Kadima puis-se arriver à ses fins. Il serait par contre étonnant que Netanyahou puisse se passer d'elle dans son gouvernement alors qu'elle est arrivée en tête même si ce n’est que d'un cheveu On se dirige tout droit vers un gouvernement très large et donc stable ce qui ne serait pas de trop dans une époque agitée sur le plan économique et militaire, La seule réserve que j'émettrai concernant Libermann siégeant dans un gouvernement Netanyahou serait la promesse que le second aurait faite au premier de devenir ministre de la Défense.
J'ai donc une prière à adresser au prochain chef de gouvernement, car nos archives nous rappellent qu'Avigdor Libermann ne fut qu'un simple sergent dans l'armée, c'est à dire qu'il possédait un grade encore moins éminent que celui qu'avait Amir Peretz, (Lieutenant) célèbre syndicaliste, mais piètre ministre de la Défense dont on a vu les résultats catastrophiques pendant la seconde guerre du Liban. Ok pour Libermann dans un gouvernement mais pas à la Défense mais peut-être…… aux Affaires arabes ?
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