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Le Dreamliner, est assemblé à partir d'une structure faite de titane et de matériaux composites à base de fibres de carbone. Cette carcasse allégée doit permettre aux compagnies aériennes d'économiser des millions de dollars en kérosène et coûts de maintenance.
Le premier vol du 787 de Boeing entame une série de vols d'essais qui devraient durer au moins neuf mois. Cet avion de taille moyenne, qui transportera 250 personnes et parcourir de très longues distances, répond à un concept de plus en plus attractif pour les compagnies aériennes. Le vol inaugural du 787 "Dreamliner", le nouveau long-courrier de Boeing, a été écourté mardi en raison du mauvais temps. L'appareil, qui a pris les airs avec plus de deux ans de retard sur le calendrier initial, a finalement atterri sans encombre après trois heures de vol. Airbus a félicité son rival pour la réussite de ce premier vol du 787, tout en annonçant la sortie de leur propre avion propre le A350 XWB. "Airbus félicite les employés de Boeing pour cette réalisation importante de l'histoire de la société", a déclaré un porte-parole de l'avionneur européen. Depuis le lancement de son projet en 2004, Boeing a enregistré des commandes pour 840 exemplaires, d'une valeur totale d'environ 140 milliards de dollars. Le premier 787 Dreamliner devrait être livré à la compagnie aérienne All Nippon Airways au quatrième trimestre 2010. "C'est un nouvel appareil et une nouvelle manière de construire un avion", juge Richard Aboulafia, analyste spécialisé au cabinet Teal Group. "Douze mois (de tests), c'est le scénario optimum. Davantage de temps serait souhaitable." Les bénéfices que Boeing peut espérer générer avec son Dreamliner sont par ailleurs incertains. Les analystes estiment à plus de 10 milliards de dollars les investissements du groupe dans ce projet, auxquels ils ajoutent les dédommagements financiers que Boeing devra consentir d'une manière ou d'une autre à ses clients pour les retards de livraison. Si l'action Boeing a rebondi de 93% depuis le mois de mars, à comparer à une hausse de 67% pour l'indice S&P 500, son cours de clôture lundi à 56,05 dollars reste toutefois toujours très inférieur au record de 107,8 dollars que le titre affichait en juillet 2007, avant l'émergence des problèmes du 787.
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